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N° 37 - La psychiatrie à l’assaut de la société
Unis contre l’intolérance
jeudi 18 août 2005

A l’heure où les pays européens tentent de faire disparaître la discrimination ethnique et religieuse, les actes d’intolérance et d’oppression se multiplient. La France ne fait pas exception.
Au cours de ces dernières années, le nombre d’agressions antisémites et xénophobes a fortement augmenté. Dans l’Est de la France, des groupuscules néo-nazis profanent des cimetières juifs, musulmans et chrétiens, couvrant les murs et les panneaux de signalisation de svastikas et d’autres symboles nazis.
Plus de 1500 actes de racisme et d’antisémitisme ont été commis l’année dernière, soit une hausse de 80% par rapport à l’année précédente, selon le Ministère de l’Intérieur.
Conséquence malheureuse de la loi interdisant le port de signes religieux ostentatoires à l’école, ceux qui choisissent de porter des symboles de leur culture et de leur foi courent le risque d’être violemment pris à partie dans la rue. D’après Amnesty International, une lycéenne de Mulhouse, Oueda Bouatti, a déposé plainte en décembre dernier contre deux hommes qui l’auraient attaquée parce qu’elle portait le foulard. Selon sa plainte, ils auraient fait référence à son « foulard de m... » avant de la battre et de la frapper avec un bâton.
Dans un tout autre registre, la création par des députés aux positions extrêmes de l’infâme liste noire des soi-disant « sectes » en 1996 a contribué à une atmosphère de confrontation. Pourtant, les minorités spirituelles et religieuses ne sont pas les seules à en souffrir.
Ainsi, en février 2005, le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard, bien connu pour ses attaques véhémentes contre certaines minorités religieuses, a interrompu le service dominical dans quatre églises évangéliques différentes, perturbant les pasteurs et les membres de ces communautés. Selon des témoins, il aurait lancé au pasteur du Centre missionnaire évangélique : « Monsieur, apprenez qu’ici la prière se fait dans le cœur ; on n’a pas besoin de chanter. »
De tels exemples d’intolérance se retrouvent dans tous les pays d’Europe, à des degrés divers et sous des formes variables, résistant aux efforts pour les déraciner. La Fondation européenne pour les droits de l’homme et la tolérance a été créée au début de l’année pour lutter contre les injustices persistantes envers les minorités ethniques et religieuses.
Des responsables religieux, des défenseurs des droits de l’homme, des spécialistes universitaires et des droits civiques se sont réunis le 21 février 2005 au siège européen de l’Eglise de Scientologie à Copenhague. Ils ont formé une alliance destinée à résoudre une question primordiale : Dans un monde rempli d’intolérance, comment nourrir le pluralisme et construire une société stable ?
Plus de 250 personnes ont assisté à la création de la Fondation, dont le principal objectif est de renverser les tendances croissantes à la discrimination raciale et religieuse qui se manifestent à travers l’Europe, soit directement à travers la législation, soit par des décisions administratives arbitraires.
Les membres de la Fondation ont proposé d’établir des “ modèles de tolérance ”, dans le cadre desquels chaque membre, dans sa communauté et sa sphère d’influence, pourra réunir associations et représentants des pouvoirs publics afin de mettre au point des solutions législatives et administratives pour faire progresser la liberté de choix, d’association et de croyance en Europe.
La Fondation est ouverte à toutes les religions. Son conseil comprend des représentants catholiques, musulmans, hindous, protestants et scientologues, ainsi que des spécialistes du droit constitutionnel et des représentants de la police.
Aldo Natale Terrin, Professeur de philosophie et d’Histoire des religions à l’Université catholique de Milan et à l’Université d’Urbino, a déclaré : « Je vois l’importance globale de cette nouvelle Fondation européenne pour les droits de l’homme et la tolérance. Je lui apporte mon soutien sans réserves, afin que les nations et les peuples parviennent à une meilleure compréhension mutuelle et puissent ainsi mieux faire respecter les droits de l’homme partout dans le monde. »
Un premier progrès a été réalisé peu de temps après la création de la Fondation et ses premières actions.
Au lendemain de sa conférence inaugurale, des représentants de plusieurs mouvements religieux ont déposé ensemble une plainte auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies, dans le but d’obtenir une condamnation des mesures discriminatoires du gouvernement français s’appuyant sur la liste noire dont nous avons parlé plus haut.
Le 27 mai 2005, une circulaire du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin mettant fin à l’utilisation de la liste noire des groupes philosophiques et religieux fut publiée (Voir ci-contre Un décret du Premier Ministre annule la liste noire ).
Cette évolution va dans le sens des objectifs de la Fondation : une coopération entre personnes de toutes races et de toutes religions pour faire disparaître l’intolérance entre les races et les religions.
Pour en savoir plus sur la Fondation Européenne pour les Droits de l’homme et la Tolérance, il vous suffit de contacter le Responsable des droits de l’homme de l’Eglise de Scientologie au 01 44 74 61 68.
Danièle Gounord