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N° 37 - La psychiatrie à l’assaut de la société
Une planification stratégique pour la santé mentale
jeudi 18 août 2005
À l’heure où l’on parle en France d’un « plan d’urgence » pour la santé mentale, il n’est pas inutile de regarder un peu en arrière pour découvrir que ce concept n’est pas nouveau. En fait, il s’agit d’une formule vieille de 65 ans : déverser d’énormes montants (200 millions d’euros sur les cinq prochaines années) dans les caisses de la psychiatrie pour lui permettre de poursuivre sa manipulation à grande échelle.

Dès octobre 1940, les fondations de cette pompe à finances qu’est la santé mentale furent jetées avec la création de la Fédération mondiale de la santé mentale et de l’Association psychiatrique mondiale. Leur création coïncide avec le versement de milliards dans les caisses de la psychiatrie.
Ces organisations psychiatriques internationales avaient et ont toujours pour vocation de promouvoir leur plan pour la santé mentale au sein de la société, du grand public aux niveaux les plus élevés des gouvernements.
Les fondateurs de ce mouvement né de la guerre froide ont clairement annoncé par écrit ce que le psychiatre britannique John Rees appela « une planification stratégique pour la santé mentale ». John Rees et son compère Brock Chisholm, psychiatre canadien, ne font pas mystère de leurs objectifs. Voici quelques extraits de ce qu’ils ont écrit et dont les effets sont visibles dans notre société actuelle :
« Nous pouvons donc légitimement insister sur notre point de vue particulier concernant le développement correct de la psyché humaine, même si notre connaissance [en la matière] est incomplète. Nous devons viser à ce qu’il [ce point de vue] pénètre dans toutes les activités éducatives de notre nation... La vie publique, la politique et l’industrie devraient toutes être sous notre sphère d’influence...
« Nous avons mené des attaques utiles contre un certain nombre de professions. Les deux [professions] les plus faciles à attaquer étant bien entendu celles de l’enseignement et de l’Eglise : les deux plus difficiles sont celles de la loi et de la médecine.
« Si nous voulons infiltrer les activités professionnelles et sociales d’autres peuples, je pense que nous devons imiter les totalitaires et organiser une sorte d’activité de cinquième colonne... Faisons tous très secrètement partie de la « 5e colonne ». [1]
Regardons la réalité en face : aujourd’hui, psychiatres et psychologues ont infiltré de multiples secteurs de la société. Omniprésents dans les médias, leur influence est immense et leur permet de mener une véritable campagne de propagande auprès du grand public.
Dans un domaine qui nous touche de près, l’enseignement, leur approche matérialiste constitue l’épine dorsale du système d’éducation qui forme nos enfants et petits-enfants. Il est bien connu que les questions de discipline ou de méthodes scolaires, comme la méthode globale d’apprentissage de la lecture, relèvent depuis de nombreuses années de choix doctrinaires opérés par des psychiatres et des psychologues.
Aujourd’hui, 3 250 psychologues travaillent dans les maternelles et les écoles primaires, et les instituteurs ont pour instruction de leur adresser des enfants pour des problèmes que les instituteurs de Jules Ferry auraient trouvé tout naturel de régler eux-mêmes.
Le déclin des valeurs morales est visible, que ce soit à travers l’influence toujours plus faible de la religion dans nos vies, ou l’invasion du système judiciaire par des « experts » psychiatres ou psychologues à la compétence douteuse mais dont l’influence est souvent prépondérante auprès d’avocats ou de jurés dès qu’il est question d’état mental.
Les erreurs flagrantes et les conclusions contradictoires des « experts » du procès d’Outreau ont discrédité la Justice elle-même. Treize personnes innocentes ont ainsi été maintenues en détention depuis 2001 ou 2002 sur la seule base des conclusions des « experts ».
Les médecins sont devenus les principaux prescripteurs de psychotropes, qu’il n’est pas rare aujourd’hui de trouver dans l’armoire à pharmacie familiale, alimentant aussi le marché des drogues vendues illégalement. Bien d’autres secteurs de la société sont également la cible d’assauts de la part des psychiatres et psychologues.
Sans cette manne de subventions aux frais de contribuables ignorants de la situation, le plan des maîtres de la manipulation mentale n’aurait probablement jamais vu le jour. Mais l’on peut s’attendre à ce que de plus en plus de gens, prenant conscience des abus, exigent que des mesures soient prises.