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N° 45 - Psychotropes : Attention danger
La Scientologie,
un contre-pouvoir nécessaire
vendredi 11 novembre 2011
L’une des principales caractéristiques d’une saine démocratie est l’existence de contre-pouvoirs. A contrario un régime autoritaire cherche à tout prix à étouffer tout ce qui peut constituer un contre-pouvoir. Il est reconnu aujourd’hui que les révolutions arabes de Tunisie et d’Égypte ont dû une grande partie de leur succès au contre-pouvoir constitué par les réseaux sociaux dont la parole qu’ils véhiculaient ne pouvait être étouffée. Le responsable marketing de Google au Moyen-Orient, Waël Ghonim, a même été cité par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus influentes de l’année 2010. Le politicien égyptien Mohamed El Baradei a commenté cette citation en ces termes : « C’est un jeune homme brillant […] qui a compris que les réseaux sociaux et notamment Facebook, devenaient l’outil le plus puissant pour développer les idées et mobiliser les gens. Il a aidé à lancer une révolution pacifique extraordinaire, qui a abouti au départ d’Hosni Moubarak et à la fin de son régime […] ».
Dans une démocratie qui doit rester ouverte aux nouvelles idées, l’Église de Scientologie constitue aussi un contre-pouvoir bénéfique. Depuis des dizaines d’années, l’Église lutte en effet pour les droits de l’homme et dénonce les abus.
Prenons quelques exemples : Depuis 1969, date de sa création par l’Église de Scientologie et le professeur Thomas Szasz, la Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH) lutte contre les violations des droits de l’homme commises par la psychiatrie : traitements dégradants, mise sous camisole chimique, internements forcés sans contrôle judiciaire…
En 2009, 56 000 DVD ont été envoyés par la Commission à tous les médecins généralistes français pour les alerter sur les dangers des psychotropes. Cet envoi a certes mis en émoi les défenseurs du lobby pharmaceutique mais les faits donnent raison aux scientologues : on ne compte plus les crimes horribles commis par des individus jusque-là sans histoire, sans casier judiciaire, sous l’emprise des psychotropes et le lien entre ces molécules et le passage à l’acte est de plus en plus avéré.
L’un des principaux « joyaux » de l’industrie psychopharmaceutique est un antidépresseur produit par le géant GlaxoSmithKline, le Paxil. Cela fait des années que la CCDH fait connaître ses effets secondaires absolument dévastateurs. Le Paxil a fait l’objet de diverses poursuites judiciaires. GlaxoSmithKline a été forcé de régler à l’amiable cas sur cas, plus de 600 en tout, et a dû débourser plus d’un milliard de dollars pour réparer les dommages. Le 5 février 2010, le Wall Street Journal annonçait que Glaxo se retirait du marché de la recherche des antidépresseurs.
Dans son DVD Profits macabres, la CCDH a révélé les liens incestueux existant entre laboratoires pharmaceutiques, experts psychiatres et agences d’autorisation de mise sur le marché. Le scandale du Mediator, en mettant en lumière les liens financiers entre l’agence française d’autorisation de mise sur le marché, l’Afssaps et les laboratoires pharmaceutiques, lui donne indirectement raison. Bien que la psychiatrie se cache derrière l’establishment et que les médias soient peu critiques à son égard, les scientologues n’hésitent pas à dénoncer ce qui met en danger le futur de la société et ce qui peut littéralement détruire des individus.
Sur un autre registre, les scientologues ont été parmi les premiers à se mobiliser en France, dès 1977, dans le but de faire voter une loi garantissant aux citoyens un libre accès aux documents et aux fichiers détenus par les administrations pour y faire corriger les fausses données et connaître la nature des informations à la base de décisions qui leur étaient opposées. L’Église de Scientologie a publié un guide Liberté d’accès aux documents administratifs – Comment utiliser la loi pour aider les citoyens français à faire aboutir leur demande d’informations. Les scientologues ou l’Église de Scientologie ont aussi créé de nombreux précédents juridiques qui renforcent le droit des citoyens à disposer d’informations détenues par leurs administrations. Ainsi le 30 juillet 2003, après onze ans de procédure, la plus haute autorité de justice administrative, le Conseil d’État, a jugé que le ministère de l’Intérieur ne pouvait se contenter d’affirmations d’ordre général et non spécifiques pour interdire à des citoyens l’accès à leurs fiches constituées par les Renseignements généraux. Cette décision a bénéficié à des milliers de membres d’associations ou de groupes religieux.
L’Église de Scientologie en Russie a remporté une victoire très importante auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui, le 1er octobre 2009, a rendu à l’unanimité des conclusions favorables à deux églises de Scientologie, établissant qu’elles avaient le droit d’être enregistrées en tant qu’organisations religieuses suivant la loi russe. Cette décision a fait jurisprudence et a bénéficié à une autre religion, dans un procès similaire intenté contre les autorités russes. Il est désormais de notoriété publique que la jurisprudence établie dans de nombreux pays par l’Église de Scientologie a renforcé les normes légales garantissant la liberté de religion.
La distribution massive, grâce aux dons des scientologues, d’un code moral laïc rédigé par Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie. Plus de 87 millions d’exemplaires de ce livret, Le Chemin du Bonheur, traduit en 97 langues, sont en circulation dans le monde (voir article page 10). L’impact de cette diffusion est le plus flagrant en Colombie. Dans ce pays, le livret a été distribué à plusieurs millions d’exemplaires avec l’aide de l’armée et d’officiers de police. Ils ont notamment organisé la distribution de plus d’un million d’exemplaires dans les fiefs des barons de la cocaïne à Bogota et dans sa périphérie. Depuis ces distributions qui ont commencé en 2008, le taux de criminalité en Colombie a chuté de manière spectaculaire. Plus de 50 % de réduction du nombre d’homicides, de vols, de kidnappings. Les médias ont baptisé ce phénomène « le miracle colombien » et c’est d’autant plus miraculeux que le taux de criminalité de toutes les autres nations d’Amérique latine a continué de grimper.
Ces exemples montrent bien que face à de puissants lobbys, les scientologues contribuent à renforcer les droits de l’homme et œuvrent dans l’intérêt général, avec d’autres groupes de réforme sociale. Ces voix indépendantes constituent un contre-pouvoir nécessaire, avec lequel les tenants du clientélisme, de l’obscurantisme et de la défense de sombres intérêts privés doivent désormais compter.