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N° 43 – Nouvelles spiritualités : Qui se cache derrière les attaques ?
EDITO : Puis-je avoir votre attention... s’il vous plait ?
jeudi 10 juin 2010
Les descentes de type policier conduites par le Président de la Miviludes, organisme gouvernemental, n’ont pas ému les média. C’est donc dans l’indifférence la plus totale de ce que l’on appelle “l’opinion publique” qu’ont été commises ces opérations très douteuses au regard des règles de la démocratie.
La situation peut se résumer ainsi : d’un côté, en France quelques personnalités prestigieuses ont protesté, et hors de nos frontières des organisations attentives au droits de l’homme – dont l’ONU, excusez du peu- sont en alerte ; de l’autre, pour les Français il ne se passe rien puisque leurs journaux, leurs radios et leurs télévisions sont occupés avec d’autres sujets.
Si bien que des faits en réalité très lourds ne sont connus que de leurs victimes…ou des spécialistes.
Vous trouverez des précisions dans ce numéro d’Ethique et Liberté. Si je vous demande votre attention, c’est pour tenter de rompre le mur de silence. Ce que vous allez lire n’est pas anodin. Ce sont les prémisses d’événements graves…à moins que l’on ne réagisse dès aujourd’hui. Pourquoi a-t-on voulu créer, à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Organisation des Nations-Unies dont l’une des premières réalisations fut la “Déclaration universelle des droits de l’homme” ? Parce que l’expérience fut acquise dans le sang et les larmes : les grandes catastrophes se préparent longtemps à l’avance, et le respect des personnes, des groupes et de leurs libertés sont le seul véritable rempart contre les tendances fatales.
Le meilleur camouflage consiste à faire des choses qui ne sont pas imaginables. En France, aujourd’hui, il se passe des choses gravissimes au regard des droits de l’homme. Mais qui le croira ?
Voilà pourquoi je vous demande votre attention : pour que l’information circule aujourd’hui, afin que les livres d’Histoire n’aient pas à nous raconter un jour quelque chose de beaucoup plus triste.
Danièle Gounord