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N° 44 - Agir pour une société sans drogue
AGIR DANS LA SOCIETE POUR UN MONDE SANS DROGUE
jeudi 6 janvier 2011
A l’occasion de la « Journée Internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues » de l’ONU, le 26 juin dernier, les bénévoles de l’association « Non à la drogue, oui à la vie », ont organisé des manifestations dans différentes villes de France. Cette Journée, créée en 1987 par la résolution 42/112 de l’ONU, a pour ambition de renforcer l’action et la coopération pour parvenir à une société sans drogue au niveau international. Un objectif ambitieux auquel tous les membres de « Non à la drogue, oui à la vie » sont heureux et fiers de s’associer.
A Paris, partis de la Bastille où un stand d’information portait la bannière de l’association et le logo de l’ONU, les bénévoles aux t-shirts bleu turquoise ont suivi à vélo la rue de Rivoli avant de se diriger vers Notre Dame. Ils sont ensuite revenus à Bastille pour distribuer aux passants plusieurs centaines de brochures d’information sur les drogues les plus courantes. A Marseille, c’est sur le Vieux Port que les bénévoles ont monté leurs stand, après avoir traversé la ville à vélo et distribué les livrets de prévention à la volée aux piétons comme aux conducteurs. Des actions similaires ont eu lieu à Angers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Toulouse et Vannes pour marquer cette journée. Partout, les bénévoles ont été vivement encouragés par les passants qui ont manifesté leur soutien à cette initiative.
C’est en 1994 que Robert Galibert est devenu président de l’association « Non à la drogue, oui à la vie » (voir interview en P. 3). Il explique ainsi son engagement : « Etant moi-même père de famille et technicien biologiste de formation, je me suis senti très concerné par ce problème qui touche directement les jeunes. Je me suis informé en profondeur sur le sujet et j’ai vraiment compris comment la drogue agit, au niveau physique et au niveau mental.A ce moment-là, j’ai décidé de ne pas laisser les jeunes tomber dans le piège de la drogue. »
L’association organise régulièrement des stands de prévention dans toutes les grandes villes de France. « Il ne s`agit pas d`interdire », explique Robert. « Il s`agit de donner les informations pour que chacun puisse décider par lui-même de ne pas prendre de drogue, en toute liberté. »
« Je vais vous donner un exemple concret : si nous étions au sommet d`une tour et que je vous propose de sauter dans le vide, que me répondriez-vous ? Non, bien sûr. Et pourquoi ? Vous n`avez jamais sauté dans le vide, mais vous savez, parce que vous l`avez compris, que si vous sautez vous allez vous détruire. »
« Eh bien, si on arrive à faire comprendre réellement ce que sont les drogues et ce qu`elles détruisent chez l`homme : Bingo ! On a gagné. » Sensibiliser l’opinion pour faire changer les choses
Rappelez-vous : il y a 20 ans, on parlait de légaliser les drogues dites « douces », les fumeurs de joints étaient considérés avec indulgence et une association avait même livré des « pétards » aux députés à l’Assemblée Nationale … C’est dans ce climat que l’association « Non à la drogue, oui à la vie » a été créée pour défendre le projet d’une vie sans drogue. Une position alors totalement à contre-courant …. Aujourd’hui, plus personne ne remet en question l’effet dévastateur des drogues quelles qu’elles soient. D’après une enquête réalisée en 2008, les Français sont de plus en plus conscients du danger réel que représente la consommation de drogue. La prise de conscience est particulièrement marquée vis-à-vis du cannabis : 62% des Français le considèrent comme dangereux dès le stade de l’expérimentation, contre 53% en 1999 et 52% en 2002. Et ils sont 85 % à rejeter l’éventualité de sa « mise en vente libre », soit dix points de plus qu’en 2002.
Selon Etienne Apaire, président de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) : « Les Français n’ont jamais été aussi bien informés sur les dangers de la drogue … ». « Cette information sur le terrain est faite principalement par des associations, comme le fait inlassablement Non à la drogue, oui à la vie depuis 19 ans”, explique Robert Galibert. « Depuis la création de l’association, notre campagne a touché 25 millions de personnes, soit un tiers de la population française. » C’est avec le même dévouement et la même persévérance que les scientologues s’engagent dans de nombreuses activités d’amélioration sociale, qu’il s’agisse de lutter contre l’illettrisme ou de réhabiliter les délinquants grâce à des programmes qui ont fait leurs preuves. Aux côtés d’autres associations, laïques ou confessionnelles, ils s’efforcent d’aider les autres avec les outils dont ils disposent. Dans de nombreux pays, d’Israël à l’Indonésie en passant par l’Italie, la Colombie, l’Afrique et les Etats-Unis, ces programmes sont intégrés à des projets éducatifs soutenus par les pouvoirs publics et par des associations d’intérêt général. Les campagnes de prévention au niveau international ont permis d’informer 449 millions de personnes, entre autres grâce aux clips vidéo qui ont été diffusés par 275 chaînes de télévision. Mme Katalin Szomor, députée et membre de la Commission sur les drogues de la République hongroise, conseillère auprès de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie et auprès de la Commission de l’ONU pour les narcotiques, a salué la campagne de prévention soutenue par l’Eglise : « J’ai vu les énormes changements que vous provoquez. Vous donnez aux jeunes les connaissances qui leur permettent de faire le bon choix. Vous leur donnez les moyens de prendre leur vie en main. Vos programmes de prévention sont de loin les plus efficaces. Vous faites passer le message aux jeunes comme aux adultes grâce à d’excellents supports audiovisuels. [...] Cela donne envie aux jeunes de mener une vie sans drogue et de se battre pour aider leurs frères, leurs soeurs et leurs amis à ne pas prendre de drogue. » En conclusion, elle a ajouté : « Je suis sûre qu’ensemble, nous réussirons à faire la différence. » Si vous aussi vous souhaitez faire la différence et en savoir plus sur les actions de prévention de Non à la drogue, oui à la vie dans votre région, visitez le site : www.drugfreeworld.org
L’association Non à la drogue, oui à la vie fait partie de la Foundation for a Drug-Free World, qui produit au niveau international les documents de prévention La Vérité sur la drogue, disponibles en 20 langues. Basée sur des enquêtes et des études de référence, la série de livrets La Vérité sur la drogue inclut de nombreux témoignages directs dans un format adapté aux jeunes : 13 livrets en format de poche et des clips vidéos consacrés aux drogues les plus courantes, un nouveau documentaire basé sur les interviews de plus de 200 anciens toxicomanes, que l’on peut regarder et commander sur www.drugfreeworld.org. “Le documentaire et les livrets La Vérité sur la drogue sont directs, poignants et réels,” explique Robert Galibert, président de l’association. “Ils sont utiles aux jeunes, aux parents, aux éducateurs, aux forces de l’ordre, aux travailleurs sociaux et à toute personne concernée, parce qu’il ne s’agit pas de faire peur — il s’agit d’expériences de la vraie vie et de faits.” Pour obtenir d’avantage d’information sur les actions de l’association ou pour télécharger gratuitement ses publications, visitez le site internet : www.nonaladrogue.org Contact : info.drogue gmail.com ou www.cestquoiladrogue.fr
En Afrique du Sud, les policiers ont distribué les livrets La vérité sur la drogue.
Pendant la coupe du monde de football, véritable événement planétaire, 7 matchs étaient prévus à Durban. La police de Durban a demandé à l’association internationale For a Drug-Free World de mettre à sa disposition des livrets de prévention afin de les distribuer aux personnes venues assister aux matches.
Une édition spéciale du livret La vérité sur la drogue a été imprimée, portant le logo des services sociaux de prévention de la délinquance de la province du Kwazulu-Natal où se trouve Durban. 500 000 exemplaires ont ainsi été mis à la disposition des autorités.
La police et des bénévoles de l’association ont distribué ces livrets de prévention au stade Moses Mabhida de Durban et autour du stade, où de nombreuses personnes assistaient gratuitement aux matchs.