Le Rapport sur les droits de lHomme dénonce lAllemagne
pour la cinquième année consécutive

e 30 janvier dernier, conformément à son mandat, le département dÉtat américain a rendu son Rapport sur les droits de lHomme répertoriant, pays par pays, le respect des accords internationaux et des obligations en matière de droits de lHomme.
Cette année, lAllemagne domine nettement les 16 pages du rapport consacrées à la dénonciation des abus. Les graves débordements commis par lAllemagne en matière de discrimination à lencontre des membres de lÉglise de Scientologie y sont mentionnés pour la cinquième fois consécutive.
Le rapport 1997 fait également état du traitement antidémocratique et discriminatoire que lAllemagne réserve aux autres groupes religieux, y compris les Témoins de Jéhovah et les chrétiens charismatiques ; ceux-ci ont fait lobjet de vandalisme, menaces de violence et harcèlement public, ou surveillance par des membres de commissions sur les « sectes ».
La plupart des exemples de discrimination cités dans le rapport ont été non seulement tolérés, mais accomplis à linstigation dun des principaux partis politiques allemands.
Ce rapport relate de façon tout à fait explicite les formes doppression rencontrées par les scientologues allemands : les « filtres à sectes » (déclarations établies individuellement par lesquelles on atteste ne pas être membre de la Scientologie) sont utilisés comme moyens de discrimination à lencontre des scientologues dans leurs relations sociales et commerciales. Les scientologues affirment que les sociétés dont les propriétaires ou les dirigeants sont scientologues ont dû faire face au boycott et à des mesures discriminatoires, parfois avec lapprobation du gouvernement local ou fédéral. Il en va de même pour les artistes membres de lÉglise. En Bavière, les postulants à un poste dans la fonction publique sont passés au crible pour détecter toute appartenance à la Scientologie.
Au cours de la conférence de presse organisée lors de la publication du rapport, le secrétaire détat adjoint, John Shattuck, a fait part de la préoccupation du gouvernement américain et souligné que « les scientologues font lobjet dune inégalité de traitement, non à cause de leurs actions, mais simplement du fait de leur appartenance religieuse ».
Un rapport plus quembarrassant pour les officiels du gouvernement allemand engagés dans ces violations des droits de lhomme.
« Evidemment, nous apprécions le contenu de ce rapport, a déclaré Leisa Goodman, porte-parole de lÉglise de Scientologie Internationale, mais le plus important est de rappeler le but des critiques émises par le Département dÉtat et dautres organisations de défense des Droits de lHomme : cest de faire en sorte que les choses changent. Tant que des citoyens se verront refuser légalité de traitement et que des vies seront ruinées, avec laide active ou le consentement tacite du gouvernement allemand, nous continuerons à nous battre pour la liberté de religion. »
« Harcèlement et menaces de violence »
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Le Secrétaire d'État américain, Madeleine Albright : faire respecter les droits de l'Homme dans le monde.
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La Commission denquête sur les sectes créée par le gouvernement allemand se trouve elle même directement mise en cause. En effet, le 23 janvier dernier, la Commission consultative du Département dÉtat sur la liberté de religion à létranger a remis son rapport provisoire au Secrétaire détat et au Président américains.
La Commission consultative fait état de traitements indignes : « En Allemagne, des membres de lÉglise Chrétienne Charismatique et de lÉglise de Scientologie ont fait lobjet dune surveillance intense de la part de la Commission denquête, et plusieurs dentre eux ont été victimes de harcèlement, de discrimination et de menaces de violence. »
Le rapport de la Commission consultative fait par ailleurs remarquer que toutes les commissions denquête sur les sectes mises en place dans plusieurs pays européens dont la France , sont susceptibles de dérives antidémocratiques : «
Mais à moins que ces commissions ne concentrent leurs enquêtes sur des actions illégales, elles courent le risque de dénier aux individus leur droit à la liberté de religion ou de croyance. »
En rendant public ce rapport, le Secrétaire détat américain, Madeleine Albright déclarait : « Je considère que la promotion de la liberté de religion fait partie intégrante de la politique étrangère américaine qui doit être poursuivie, non de manière isolée, mais dans le cadre de nos efforts pour faire respecter les droits de lHomme dans le monde. »